A partir du 7 février 2026, nous entrons enfin dans la saison printemps. La tradition chinoise nous dit qu’à partir de ce moment, les souffles du Ciel et de la terre s’unissent à nouveau, s’épousent, animant toute forme de vie d’un souffle yang ascensionnel. Une dynamique qui progressera en intensité tout au long des 3 mois de cette saison.
Le bois présente les caractéristiques du printemps, à travers l’image de tous les végétaux, c’est la poussée vers la lumière, l’éveil brusque de tout le règne animal et végétal. L’Homme ressent le besoin de faire peau neuve, de sortir de sa torpeur hivernale. La sève monte dans l’arbre, le corps se redresse vers la lumière. Dans la nature, mille nuances de vert nourrissent notre foie, organe très actif au printemps.
Toute activité physique privilégiant les étirements musculaires permettra à l’énergie du foie de circuler librement, la respiration profonde pourra accompagner favorablement ces exercices. Dans ce cycle, le métal (poumon) contrôle le bois (foie), du coup, l’activité du foie est équilibrée par une bonne respiration.
L’envie de bouger est impérieuse mais doit se faire de façon modérée, il ne faut pas oublier que le printemps est juste le moment de l’éveil. En privilégiant le mouvement, le travail musculaire permettra à l’organisme de se débarrasser des toxines hivernales. Prenez conscience de ce corps qui bouge, danse, marche, se déploie et s’ouvre.
Recherchez tout ce qui vous rend mobile, c’est le bon moment pour démarrer une nouvelle activité physique (plus qu’à l’automne), tout cela sans chercher les performances bien évidemment. Nous ne sommes qu’au début de la saison.
La sagesse de février
Tu marches vers toi
Toutes les grandes traditions spirituelles insistent sur l’importance de la marche, parce qu’à force de vagabonder, notre esprit change. Qu’on le fasse en conscience ou pas, c’est un exercice spirituel, les grands maîtres étaient tous des marcheurs (Le Christ, Bouddha, Gandhi…). Demandez à ceux qui ont fait Compostelle : leur vie a basculé.
La marche est à la portée de tout individu et chaque pas est une découverte vers un nouveau paysage. La nature réserve sa beauté à ceux qui en payent le prix, elle permet de se reconnecter à soi, à son corps et à ses émotions, à la vie animale et végétale.
Marcher procure un sentiment d’émerveillement et de gratitude, nous permettant de voir ce que, par habitude, nous ne regardons plus.
La nature nous donne ce sentiment profond de n’avoir plus besoin de rien, au contraire de la société de consommation qui nous pousse à désirer sans cesse des biens matériels pour combler nos manques. Le problème est qu’une fois un désir comblé, nous allons rapidement convoiter un autre bien, créant une course et une frustration sans fin.
L’enfant à qui l’on offre constamment des cadeaux matériels va associer le bonheur au fait de recevoir quelque chose de l’extérieur. Après quelques années d’application de cette méthode, cela devient une croyance, il n’est pas responsable de son bonheur, il attend qu’on lui offre. La vérité est que la joie vient de l’intérieur et qu’en marchant je la retrouve.
La pratique de février
Marcher avec des chaussures
Pas forcément. Mécaniquement, avec des chaussures, tu poses le talon en premier et tu y mets tout ton poids. Si tu tapes fort, ça cogne jusqu’en haut de la colonne vertébrale, tu blesses ton organisme.
Expérience : fais 10 pas en chaussures, observe les sensations au niveau du talon puis refais-le pointe du pied en avant. En posant le talon en premier, tu fais monter le yang, cela te rend plus agressif. Observe les armées de soldats… Leur but est de faire peur.
De plus, très souvent, avec des chaussures aux pieds, tu marches la tête baissée, réfugié dans tes pensées, coupé de ton environnement. Ce n’est pas vraiment judicieux.
Marcher sans chaussures
Là, tu es plus vigilant, conscient. Quiconque s’est déjà cogné un orteil me comprendra.
Pieds nus, la pointe se pose en premier : tu tâtes l’endroit doucement avant d’y mettre tout ton poids. Cela va agir sur les sens comme la vue, l’audition, la perception de l’environnement, tu seras attentif. Tel le chasseur amazonien, ton regard sera à l’horizontale, il balayera l’horizon, tu seras dans le présent, à l’affût.
Tu déambuleras de façon souple et légère. La marche pointe en avant est plus tonique, plus circulatoire, elle fait mieux travailler les méridiens.
Marcher sans chaussures est une manière d’Être silencieuse, respectueuse, plus à l’écoute, plus aimante.
Progression dans la manière de marcher en conscience
1 Développer la conscience du corps, sentir les muscles, les douleurs, les tensions, les déséquilibres extérieurs et intérieurs.
2 Travailler les sens, l’ouïe, la vision, le toucher (la plante, l’arbre), l’esquive de branche, le plaisir et l’émerveillement.
3 Ressentir l’énergie, le Qi, dans le ventre et dans les mains, sentir le lien avec le reste de l’environnement, les arbres, les rochers…
4 Conscientiser ses états mentaux et émotionnels. Les ressentir, les évacuer, vous avez le pouvoir sur vous-même.
5 Travailler l’équilibre intérieur/extérieur en étant complètement présent aux 2. Être à la fois dedans et dehors.
6 Rayonner, se comporter comme si on était un soleil qui diffuse de la bienveillance sur tout ce qu’il rencontre.
7 Se mettre en harmonie avec l’univers et la nature.
Le mantra du mois
Je fais quelque chose de nouveau chaque jour, la vie ne stagne jamais.
Le rituel énergétique de février
La connexion avec les arbres te permettra de libérer l’énergie négative accumulée dans ton corps, de renforcer ton ancrage à la terre et de revitaliser ton énergie intérieure. En forêt ou dans un parc, dirige-toi vers un arbre qui t’attire par l’harmonie qu’il dégage. Observe-le, des racines jusqu’à la cime. Cherche à entrer en résonance avec lui, ressens l’énergie qui l’habite, sois à l’écoute de l’histoire qu’il pourrait te raconter. Approche-toi, après t’être présenté à lui, effleure-le, écoute-le. Visualise la sève qui le parcoure. Ferme les yeux, imagine tes racines se mêler aux siennes, demande-lui de te décharger de toute énergie négative. Visualise son énergie lumineuse passer de lui à toi, en passant par tes mains. Ressens l’harmonie entre toi et lui. Au moment de le quitter, remercie-le pour ce qu’il t’aura transmis.
Pour compléter : Je suis matérialiste mais je me soigne
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Marie Bertolotti
Crédit Photo : Pixabay
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