Se mettre à méditer, c’est comme faire un gâteau

Je tenais aujourd’hui à vous parler de la méditation et ce pour plusieurs raisons. Déjà parce qu’on en parle beaucoup en ce moment et je me suis rendue compte que je n‘avais que très peu abordé le sujet. Aussi parce que je médite depuis 10ans par longues périodes entrecoupées d’arrêts tout aussi longs. Ces abandons par moment, sont dus à mon taux d’activité, quand je suis débordée, j’arrête quand ça va, je reprends. Je sais bien qu’il faudrait faire l’inverse, mais pour l’instant, je ne sais pas faire autrement. Je ne dois pas être toute seule dans ce cas. En attendant, quand je médite, je suis plus calme intérieurement, moins touchée par les problèmes existentiels humains et sociétaux. J’ai moins faim aussi, sûrement parce que je suis moins dans l’émotionnel.

La méditation est un outil d’amélioration de Soi par le Lâcher Prise. Nombreux sont ceux qui y mettent beaucoup de volonté alors qu’il faut se poser moins de questions, lâcher, et c’est là qu’on se bonifie, en abandonnant tous les « JE VEUX ». Les deux sont complémentaires, il faut d’abord la volonté de travailler sur soi et de mettre en place les outils puis le lâcher-prise pour laisser la vie faire. Pour être plus claire, parlons cuisine, en faisant un gâteau, vous êtes dans la volonté, quand il cuit dans le four, vous êtes dans le lâcher-prise, il faut les deux.

Les bienfaits de la méditation

La pratique régulière de la méditation permet d’apaiser, de clarifier l’esprit et stabiliser au milieu des tourments de l’existence. Le secret consiste à s’asseoir, simplement, sans but ni esprit de profit, dans une posture de grande concentration. Il faut juste être dans le présent et réduire le nombre de ses pensées.
L’objectif est d’arriver à l’état de vide, sans pensées, sans désirs, sans émotions.
En tant qu’être humain, très souvent, nous désirons contrôler notre vie (et celles des autres parfois). Nous devons donc nous entraîner à abandonner la volonté et le contrôle.
C’est en vieillissant, que l’on comprend mieux qu’il faut lâcher pour être heureux. A 20 ans, on contrôle, on est volontaire, c’est normal.

  • Une pratique régulière induit des bienfaits qui ont été prouvés par de nombreuses d’études scientifiques. Pratiquée avec régularité, elle permet au méditant de s’inscrire dans une meilleure conscience de lui-même, dans une présence au monde plus harmonieuse. Il n’a rien à accomplir, juste à ÊTRE. Ici et maintenant.
  • On note, une augmentation très nette des capacités mentales et notamment de la concentration et de l’attention. Les méditants sont plus vifs que la moyenne. Ils sont capables d’intégrer et comprendre rapidement des problématiques très complexes et sont à la fois créatifs et structurés.
  • Au niveau des comportements, les personnes pratiquant la méditation sont plus douces, plus soucieuses des autres, plus sociables et plus calmes.
  • Des études sur le stress ont montré que les méditants possèdent un niveau de stress de 30 à 40% inférieurs à ceux qui ne pratiquent pas et qui possèdent un style de vie comparable.
  • Les méditants sont moins enclins à la colère et à la dépression.
  • On remarque enfin des différences physiques : Mathieu Ricard, l’un des plus éminents moines bouddhistes français et de formation scientifique a prouvé de façon certaine qu’après trois mois de méditation, on observe un renforcement du système immunitaire, une hausse de 20 à 30% des anticorps, une augmentation des cellules souches dans le sang. La méditation contribue également à réduire le taux de cholestérol dans le sang et la tension artérielle.

Que faut-il mettre en place ?

Il existe de nombreuses façons de méditer. La méditation vipassana, par exemple, est principalement basée sur la respiration. Beaucoup se privent d’en connaître les bienfaits parce qu’ils placent la barre trop haute. En fait ce n’est pas compliqué. Vous pouvez faire votre première séance de méditation dès maintenant si vous le souhaitez. Il vous suffit pour cela de fermer les yeux, de ralentir légèrement votre respiration et de vous concentrer sur la sensation de l’air qui rentre et qui sort par vos narines.

Vous pouvez aussi suivre ces différentes indications qui pourront vous aider à être plus à l’aise avec l’outil :

  • Trouvez le bon moment pour vous pour méditer.
  • Créez l’environnement adéquat. Il faut créer un cadre qui va apaiser l’esprit (pas dans une foule par exemple).
  • Au calme, sur un coussin, un peu surélevé si besoin, ou sur une chaise, avec une couverture pour ne pas avoir froid, tout en gardant la tête au frais.
  • La position du bassin est prépondérante. Il convient de s’asseoir au milieu du zafu (coussin rond dont l’épaisseur est fonction de la souplesse de chacun), sur les ischions, de telle sorte que le bassin se stabilise par le contact des deux genoux avec le sol (si possible 😛 ). La position des jambes est celle du lotus ou du demi-lotus. Un juste positionnement du bassin et le réglage de l’épaisseur du zafu permettent à la colonne vertébrale de s’ériger vers le ciel sans tensions et à la tête d’être droite naturellement.
  • La tête donne l’impression de soulever le ciel.
  • Les épaules, la cage thoracique et le ventre sont relâchés de façon à permettre une respiration libre et facile.
  • Les yeux sont mi-clos, posés devant soi sur le sol à environ 1 m.
  • Les poignets sont posés sur le haut des cuisses. Majeurs et pouces se rejoignent. Le tranchant des mains est en contact avec l’abdomen.
  • Relaxez-vous. Détendez vos muscles, passez les premières minutes à faire en sorte de vous placer correctement pour ne pas avoir trop de douleurs par la suite.
  • Concentrez-vous sur votre souffle. L’air chaud sort par le nez en expirant, l’air froid entre dans votre nez à l’inspiration.
  • Ayez une présence attentive à l’instant.

Les pièges à éviter

  • Vous vous rendrez compte qu’il est difficile de rester concentré sur vos sensations car des pensées et des idées traversent sans cesse votre esprit et vous empêchent de rester totalement présent. Lorsque votre esprit s’égare, essayez de vous reconcentrer sur la sensation de l’air dans vos narines. Vous pouvez aussi tester la vision périphérique, elle arrête immédiatement les pensées. Laissez les pensées surgir sans les forcer, ni les retenir, sans les condamner, ni les approuver. Contentez-vous d’observer ce qui se présente.
  • Chaque méditation est différente, il est primordial de ne rien attendre. Nous avons tous (occidentaux surtout) trop de désirs, trop d’objectifs, dans tout ce que nous faisons. Du coup, nous forçons pour y arriver.
  • Il est important de progresser mais sans contrainte, nous devons nous y mettre parce qu’il le faut mais sans s’obliger… C’est toute l’ambiguïté. Le plaisir que l’on prendra à méditer permettra de ne pas se faire trop violence et surtout de recommencer le lendemain car l’exercice aura été bon à vivre.
  • Quand on médite, le lâcher-prise est de mise, mais pas le laxisme ! Il faut beaucoup de discipline pour méditer chaque jour, ne serait-ce que 20mn. C’est compliqué car la méditation parait contre nature dans nos vies sens dessus dessous pleines de stress et d’émotions. Ne pas lâcher même si  parfois on n’y arrive pas, ce n’est pas grave.
  • On ne sépare pas notre attitude en mode » méditation » et notre attitude « dans la vie ». Notre manière d’être doit toujours être impeccable, nos pensées doivent toujours être de belle qualité.
  • Au-delà de 2h de méditation par jour, il est important d’équilibrer avec 2 heures d’exercices physiques actifs, la marche ou le ménage ne suffiront pas (!).

Marie Bertolotti
J’accompagne votre changement

desirdetre.com

One Response to “Se mettre à méditer, c’est comme faire un gâteau”
  1. un beau rappel à l’essentiel pour ma part. Merci Marie

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