Comment s’adapter facilement

Je suis en vacances en Corse, dans un gîte magnifique. Ma curiosité naturelle pour la vie des gens me pousse à discuter avec la dame qui gère le domaine. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Comment est-elle arrivée ici ? J’ai de la chance, elle est bavarde.
Elle est Corse d’origine, mais a vécu 40 ans à Marseille où elle a travaillé comme une damnée dans une brasserie. Elle l’a revendu il y a 4 ans et a fait construire ce gîte.

« Mais comment vous êtes-vous adaptée à un tel changement de rythme ? »
Il serait trop facile pour moi de surfer sur l’efficacité et la rapidité Corse mais tout de même ! Passer d’une brasserie marseillaise stressante à un gîte isolé… Elle me rassure en m’expliquant qu’héberger des touristes, c’est beaucoup de travail. Je ris un peu, pas trop, elle est Corse tout de même…
Cette dame s’est donc adaptée à de nombreux changements. Et son sourire me prouve que tout va bien pour elle.

Nous en sommes tous là. Changer de travail, se séparer, déménager, s’adapter au progrès technologique ou aux bouleversements climatiques. Notre siècle bouge en accéléré, nos repères changent et nous devons suivre. Il nous faut donc nous adapter constamment.

 Les 6 conditions nécessaires pour une adaptation heureuse :

  • Lâcher prise :
    S’adapter demande de la souplesse, des prises de risque, d’oser lâcher sa peur et son désir de contrôle. Je ne peux que vous proposer de vous intéresser à la technique EFT qui permet de diminuer le niveau de ses angoisses face aux changements. Si je n’ai plus peur, je peux tout.
  • Cultiver sa vie intérieure :
    S’adapter n’est possible que si l’on a confiance donc si l’on se connaît et si l’on s’accepte. En étant coachée, j’ai fait le bilan de ma vie, ai analysé mes erreurs, ai reconnu mes forces et faiblesses. C’est parce que je me connais bien que j’ai confiance en mes capacités à me sortir de situations difficiles, je peux donc me mettre en difficulté consciemment et tester l’inconnu.
  • Réinventer son passé pour inventer son avenir :
    Peu importe la réalité objective, se raconter un passé cohérent est indispensable pour avancer vers le futur, selon Boris Cyrulnik. Un travail accompagné sur ce qui nous a construit favorisera l’espoir d’un avenir meilleur.
  • Préférer la simplicité : A l’image des nénètses, peuple de Sibérie, très nomades, (leur campement reste rarement une semaine au même endroit). De quoi avons-nous vraiment besoin ? Est-il nécessaire d’accumuler dans de grandes maisons difficiles à quitter pour changer de vie ? Redevenons simples comme l’étaient nos grands-parents.
  • Accepter et cultiver l’optimisme : Comment nos ancêtres ont-ils pu se projeter dans l’avenir, visualiser les dangers et même leur mort inéluctable tout en osant inventer des lendemains et bâtir des civilisations ?
    Grâce à leur optimisme. L’humain « adapté » sourit à la vie, il doit sous-estimer le mauvais et surestimer le bon pour avancer. Et pas l’inverse.
  • Donner du sens : Le psychiatre Frankl a compris cette leçon à Auschwitz où certains réussissaient à s’adapter à l’enfer. Trouver du sens en camp de concentration était un exploit. Si vous parvenez à donner du sens à un monde qui n’en a pas, alors un sens plus grand peut se révéler à vous, transfigurant votre vie.

 

Une illustration du sujet :

« Deux navires de guerre manœuvraient par gros temps, depuis plusieurs jours. Un officier prit son tour de garde sur le vaisseau-amiral, alors que la nuit tombait. Le brouillard rendait la visibilité mauvaise et le capitaine décida de rester sur le pont, pour tout surveiller.
Peu après la tombée de la nuit, la vigie annonça :
– Feu, par tribord avant

– Quelle direction prend le bâtiment ? demanda le capitaine.

– Il est immobile, répondit la vigie.
Cela signifiait que la collision était proche. Le capitaine ordonna de signaler le risque au navire et de lui demander de changer de cap à 20 degrés. S’impatientant, il prit le micro pour dire lui-même:
– Je suis le Capitaine et je vous demande de changer de cap.
Il reçut la réponse suivante:

– Je ne suis que quartier-maître de 2e classe, mais c’est vous qui feriez mieux de changer de cap.
Le capitaine, furieux, hurla :
– Nous sommes un vaisseau-amiral de la Marine Nationale et je vous ordonne de changer de cap.
– Je suis un phare, indiquèrent les signaux en réponse.

Le vaisseau-amiral changea de cap. »

Tiré de S.Covey « Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent »

Marie Bertolotti

desirdetre.com
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