Comment combattre

Le combattant

Un bon guerrier sait que la colère est dangereuse pour sa survie. Dans l’émotion d’un affrontement, je n’ai plus conscience des paramètres sous-jacents, de la cause, des conséquences, je m’expose et en conséquence, je peux mourir.

Le combattant habile est calme, il a la tête froide, il est sans violence et sans haine. Il va alors limiter les risques et les dégâts. Il sait que s’il arrive à mettre l’adversaire en colère, à niveau égal, il remportera le combat.

Le combat

Un combat est un contrat qui oblige 2 personnes à l’honorer.
Dès lors, une prise de position combative nous fait rentrer dans le contrat avec les dégâts qui suivront forcément.
Dans un conflit, il faut être 2 et il y a toujours 2 perdants. Je blesse ou je suis blessé.
Nos relations sont souvent faites de luttes incessantes.

La vraie noblesse est d’être supérieur à celui que vous étiez, pas à l’autre.

Le véritable guerrier connait les conséquences de la guerre et préférera perdre plutôt qu’humilier.
Bruce Lee expliquait : « Mieux vaut fuir que combattre, mieux vaut laisser l’autre avec son égo ».

Tiré de l’enseignement donné au Cercle Taoïste Lyon

Marie Bertolotti

desirdetre.com

 

 

4 Responses
  1. Superbe article ! En plus, vu que je ne sais pas me battre – et ne le veut pas non plus – je peux toujours sortir cette phrase de Bruce Lee : « Mieux vaut fuir que combattre, mieux vaut laisser l’autre avec son égo ». 😀

    Celle-ci est pas mal non plus : « La vraie noblesse est d’être supérieur à celui que vous étiez, pas à l’autre. »

    J’ai toujours été plus ou moins attiré par les arts martiaux, parfois plus, parfois moins. Plus jeune, je regardais avec fascination les films d’action où il y a plein de bastons. Ce que je cherchais vraiment – même si je ne le savais pas encore – ce n’était pas d’être plus fort que l’autre mais, comme le dit la phrase plus haut, être plus fort que moi-même, ce  » moi  » qui nous met en colère, nous fait perdre le contrôle de ce que nous sommes, comme si nous devenions quelqu’un – ou quelque chose – d’autres. À ce moment nous perdons nos valeurs, nos espoirs, notre regard bienveillant sur l’autre et sur nous-même. À ce stade, je crois que le mieux qu’il puisse nous arriver est de se faire blesser dans le combat, sinon physiquement, au moins à travers l’égo en perdant de façon ridicule. Au moins, ce sera une bonne leçon, car, gagner le combat à ce moment-là serait, à mon sens, une lourde défaite. D’une part cette victoire nous placerait pas aussi bien en face la réalité de ce que nous venons de faire que si nous perdions, d’autres part, nous ajouterions les blessures de l’autre à notre conscience. C’est une blessure dont on guérit moins bien que les souffrances de l’égo, c’est pourquoi je préfère ces dernières.

    En somme, je voulais apprendre les arts martiaux pour apprendre à ne pas me battre avec noblesse. Ainsi habitué aux conditions du combat j’aurais pu concentrer mon énergie à écouter l’autre afin de mieux l’aider, le comprendre et le calmer. Quand nous ne sommes pas habitués à combattre, ce qu’il y a de dramatique ce n’est pas que nous risquons fortement de perdre le combat, c’est que nous risquons de perdre la disposition qui nous offre la possibilité d’aider l’autre, momentanément, dans son combat intérieur. C’est sans doute là une technique difficile à acquérir.

  2. Bonjour Marie,

    Eh bien c’est un plaisir de venir ici voir et commenter vos articles. Ils apportent la sagesse par petite touche et ça me plaît bien.

    Mon prénom c’est Samuel.

    Bonne journée. 🙂

  3. lambolez anne Répondre

    Excellent article. Cela me rappelle « l’art de la guerre » de Sun Tsé, le meilleur ouvrage de stratégie de tous les temps

  4. Dans toute compétition il y a 2 morts.
    Le 1er c’est le « vaincu »
    Le 2ème c’est le « vainqueur », car il est impossible à un Être Humain de vivre seul.
    Nous naissons dépendants et nous le restons.
    C’est ce que nous avons à intégrer et ça facilite la naissance de l’Amour.

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