Le secret de la réussite

Celui qui ne se trompe jamais a peu de chances de réussir

Qui y a-t-il de commun entre Billie Holiday, Steeve Jobs, Edith Piaf ou Novak Dkokovitch ? Ils ont marqué l’histoire par leur éblouissante réussite, mais ils ont également tous beaucoup échoué et galéré. Ils se sont tous confrontés à la résistance du réel, pour développer leur talent. Quelquefois ce fut pour prendre conscience que la voie dans laquelle ils souhaitaient s’engager était la bonne, et parfois pour comprendre qu’il fallait changer de voie et trouver d’autres solutions.

L’échec peut avoir deux vertus principales :

  • La première est celle qui nous aide à être plus fort. On pourrait prendre pour exemple l’auteur compositeur interprète Barbara qui, malgré les nombreux déménagements qu’elle subit dans son enfance en période d’occupation,  les douloureuses séparations et le comportement incestueux de son père, ne renonça jamais à devenir une artiste de talent.
  • La seconde est d’ouvrir la voie vers des bifurcations existentielles, comme un cadeau de la vie. Si Gainsbourg n’avait pas échoué comme peintre, il n’aurait sans doute pas connu la même carrière musicale.

Échec et culpabilité

  • D’après Descartes, « lorsqu’on échoue, c’est qu’on a fait un mauvais usage de cette faculté propre à l’homme qu’est la volonté ».
  • Pour Kant « Lorsque l’on échoue, c’est qu’on a fait un mauvais usage de la raison.

D’un point de vue occidental, nous avons une vision culpabilisante de l’échec. En France particulièrement, l’échec est un stigmate, on y est essentialiste, on pense qu’avoir raté c’est « être » un raté, on confond l’échec du projet avec l’échec de la personne.

Par contre, l’Orient apporte une tout autre vision, Lao Tseu considère que  l’échec est le fondement de la réussite. Il faut échouer  pour devenir humain, pour prendre la mesure de son talent, de sa complexité, de son humilité.

Aux États-Unis ou le libéralisme domine, l’échec est une étape sur la voie du succès qui est toujours possible. Dans les pays nordiques ou anglo-saxons, l’échec est perçu comme une preuve d’audace, comme une marque d’expérience, comme une aventure, avec du rebond, avec de la bifurcation.

Le système scolaire français est une machine à sélectionner, à trier, les perdants de ce système ont parfois beaucoup de mal à s’en remettre, nous avons une culture culpabilisante de l’échec.

« Ratons les choses avec passion ! » 🙂 

Conditions d’un échec vertueux

  • Il ne faut pas qu’il y ait de déni du ratage.
  • Il ne faut pas s’y identifier, se confondre avec.
  • Il faut aimer l’échec dans la chance qu’il nous donne de nous arrêter, de nous interroger sur notre désir le plus profond.
  • Il faut apprendre à sortir de entêtement volontariste

L’échec est une chance parce qu’il me dit que j’insiste dans une voie qui n’est pas faite pour moi. Il me montre l’existence de chemins que je n’aurais même pas imaginé, il faut justement être attentif à ses ratés.

« Je n’ai pas échoué, j’ai eu 10 000 idées qui n’ont pas marché. » tel était la devise de Benjamin Franklin.

« Le succès représente 1% de votre travail qui, lui, comporte 99% d’échec. Soïshiro Honda.

Michel Bertolotti


Illustration

Il était une fois une course de grenouilles. L’objectif était d’arriver en haut d’une grande tour.
Beaucoup de gens se rassemblèrent pour les voir et les soutenir. La course commença.
Les gens ne croyaient pas possible que les grenouilles atteignent la cime et toutes les phrases que l’on entendit furent du genre : « Inutile !!! Impossible ! Elles n’y arriveront jamais! »

Les grenouilles commencèrent peu à peu à se décourager, sauf une qui continua de grimper et les gens continuaient…
« Vraiment pas la peine ! Elles n’y arriveront jamais !… »
Et les grenouilles s’avouèrent vaincues, sauf une qui continuait envers et contre tout !

A la fin, toutes abandonnèrent, sauf cette grenouille qui, seule et au prix d’un énorme effort, rejoignit la cime.
Les autres, stupéfaites, voulurent savoir comment elle avait fait. L’une d’entre elles s’approcha pour lui demander comment elle avait fait pour terminer l’épreuve.
Et découvrit qu’elle était…  sourde !

Soyez toujours sourd quand quelqu’un vous dit que vous ne pouvez pas réaliser vos rêves.


Désir d’être

 

2 Responses
  1. Merci Michel pour ce texte qui  » remet  » les idées en place et autorise à échouer. Osons rêver et essayer !
    Je vais faire mienne cette inspirante devise de Benjamin Franklin :« Je n’ai pas échoué, j’ai eu 10 000 idées qui n’ont pas marché. »
    Belle journée créative 🙂
    Sylvie.

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