Comment éviter l’abus de pouvoir

Domination

Il y a toujours une relation de pouvoir dès que deux personnes se trouvent dans la même pièce, dès qu’elles entrent en interactions. C’est lié à notre survie, l’autre est toujours un danger potentiel, il y a affrontement, conscient ou inconscient. C’est un enjeu important de l’existence, nous pouvons tous être méprisants, arrogants sans nous en rendre compte, nous sommes tous dans le pouvoir.

Pour ne plus être dans cette logique de supériorité, une des solutions est de devenir « petit », humble, faire en sorte d’être le dernier, entrer dans la soumission, l’infériorité. Il est fondamental de veiller à toujours se mettre en dessous de l’autre si je sais quelque chose qu’il ne sait pas.

Le pouvoir est la manifestation de l’égo, nous avons la responsabilité de le limiter en prenant de la distance, en étant moins dans la survie, en développant la paix et la sécurité intérieure, en ayant la foi. Cela nous évitera le réflexe de vouloir dominer l’autre.

Comment éduquer sans être dans le pouvoir ?

Nous avons le pouvoir sur nos enfants quand ils sont jeunes, mais il est nécessaire de ne pas perdre de vue qu’ils ne nous appartiennent pas. Nous avons donc le devoir de nous préparer à diminuer progressivement la contrainte que nous exerçons sur eux et il est important de commencer tôt à leur donner cette autonomie.

Tous les parents se trouvent de bonnes raisons de « dominer » leurs enfants. C’est la logique du « Obéis, tu comprendras quand tu seras grand !  » Mais le but ultime est de les rendre libres de savoir ce qui est bon pour eux.

Comment éviter les rapports de pouvoir entre le formateur et l’apprenti ou entre le parent et l’enfant ?

  • Le laisser découvrir par lui-même. Ne pas donner toutes les informations. Il doit faire son expérience, trouver le chemin seul.
  • Lui donner une partie du pouvoir, avoir confiance en sa sagesse, il avancera mieux par lui-même qu’avec le formateur.
  • Il peut finir par croire que l’enseignant ou le parent détient la vérité « vraie ». Il faudra alors le détromper, mettre en avant ses propres bêtises pour descendre du piédestal. On peut se tromper, lui en faire la preuve.
  • Donner des outils pour qu’il devienne responsable.
  • S’excuser quand on a fait une erreur.

C’est dans le placement de l’esprit que ça se joue, l’enseignant doit être aligné, dans son axe. Son rayonnement induit un enseignement avec le cœur, sans abus de pouvoir.

Dans l’amour, le respect, le non jugement, l’autre peut alors exister, être libre.

Tiré de l’enseignement donné au Cercle Taoïste Lyon

Marie Bertolotti

desirdetre.com

 

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