Principe Taoïste : L’évolution

L’évolution ou le changement

J’accepte de changer en profondeur, c’est un placement intérieur. Définitivement, je ne serai plus ce que j’ai été. Je le décide.
Changer sera difficile au départ car il faudra se mettre en action, il faudra donner un coup de clé pour démarrer. Ou se lever de son canapé. Ou lâcher la télécommande de la télévision ou la souris de l’ordinateur.
Mon égo, qui n’aime pas être bousculé dans ses habitudes, n’appréciera pas. L’évolution va donc se faire dans la douleur. C’est normal.

Je n’ai pas le choix

Je dois réaliser que la vie est un mouvement continuel et l’admettre.
« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Lavoisier.
Si j’accepte que l’évolution est permanente, j’ai le sourire, je dis oui à la vie, ça m’aidera à lâcher.

Certains des mouvements auxquels je serai confronté seront incontrôlables. Ma foi en la vie et mon instinct de survie m’aideront et diminueront mes peurs. Tout ce que je vis est unique. Je dois expérimenter les différents âges, les séparations, les difficultés, les maladies, la vieillesse, la mort tout autant que les sourires, le bonheur…

La question est toujours « Qu’est-ce que j’apprends en ce moment, dans ces difficultés ? »
Nous recevons de riches enseignements toute notre vie, ils sont différents à chaque fois et nous avons besoin de beaucoup d’expériences pour évoluer, pour grandir en sagesse.

Nous n’avons pas le choix, alors autant le prendre avec le sourire. Ce sera plus facile.

A lire : Les 8 grands principes en 1 seul article

Tiré de l’enseignement donné au Cercle Taoïste Lyon

Marie Bertolotti


Illustrations : 


L’action qui nous change, change le monde. Il nous faut prendre toutes les expériences de vie comme des occasions d’apprentissage. L’objectif est de progresser sur un plan personnel. Le monde change car nous ne le regardons plus de la même façon. Cela augmente notre optimisme, le monde parait moins angoissant. 

L’action change les autres, c’est l’effet papillon car se changer aide les autres à changer. Il y a une contagion sociale des émotions. On peut transmettre la colère à tout un groupe mais aussi la joie, nous avons le choix.

Certaines personnes nous rassurent, nous stimulent, nous poussent au meilleur de nous-mêmes. La mère de Martin Luther King lui répétait sans cesse : « Tu vaux autant que n’importe qui ». Il avait des doutes, des peurs mais il ne leur obéissait pas.

On ne nait pas formidable, et on ne le devient pas sans efforts.

Christophe André Imparfaits, libres et heureux


Le changement révolutionnaire n’est pas un surgissement cataclysmique mais une succession interminable de surprises cheminant en zigzag vers une société plus décente. Il n’est pas nécessaire de mener des actions grandioses et héroïques pour participer au processus de changement. Des actions modestes, multipliées par des millions d’individus, peuvent changer le monde. (…)

Un optimiste n’est pas nécessairement un joyeux drille sifflotant bêtement au milieu du chaos. Garder l’espoir quand ça va mal n’est pas faire preuve de romantisme aveugle. C’est miser sur le fait que l’histoire humaine est l’histoire, non seulement de la cruauté, mais aussi de la compassion, du sacrifice, du courage, de la bonté. Ne voir que le pire c’est détruire notre capacité à faire quoi que ce soit. (…)

Dans la mesure où nous agissons, même en faisant des choses minuscules, nous n’avons plus à attendre la grande utopie à venir. L’avenir est une succession infinie de présents, et vivre maintenant comme devraient vivre les êtres humains, au mépris de ce qu’il y a d’hostile autour de nous, est en soi une victoire merveilleuse.  « 

Howard Zinn, Des voix rebelles – Récits populaires des Etats-Unis


Un vieil homme se promenait sur une plage de sable fin en compagnie de sa petite fille. Toutes les deux minutes, le grand-père se penchait, ramassait quelque chose par terre, puis le jetait à l’eau.

La petite fille, intriguée, demanda au vieil homme :
 » Qu’est-ce que tu fais papi ? « 

 » Je rejette les étoiles de mer dans l’océan  » répondit l’homme.
 » Pourquoi fais-tu cela papi ? « 
 » Tu vois ma petite, c’est la marée basse, et toutes ces étoiles de mer ont échoué sur la plage. Si je ne les rejette pas à la mer, elles vont mourir parce que dans quelques heures elles sécheront sous les rayons chauds du soleil. « 
 » Je comprends, répliqua la petite fille, mais il y a des milliers d’étoiles de mer sur cette plage. Tu ne pourras pas toutes les sauver. Il y en a tout simplement trop. « 

Le vieil homme sourit, se pencha et ramassa une autre étoile de mer. En la rejetant à la mer, il répondit :

« Oui mais pour celle-là, ça change tout « 


A vingt ans, je n’avais qu’une seule prière:

« Mon Dieu, aide-moi à changer le monde, ce monde insoutenable, invivable, d’une telle cruauté, d’une telle injustice. »

Et je me suis battu comme un lion.

Au bout de vingt ans, peu de choses avaient changé.

Quand j’ai eu quarante ans, je n’avais qu’une prière:
« Mon Dieu, aide-moi à changer ma femme et mes enfants et ma famille. »

Et je me suis battu comme un lion pendant vingt ans, sans résultat.

Maintenant je suis un vieil homme et je n’ai qu’une prière:
« Mon Dieu, aide-moi à me changer. »

  Et voilà que le monde change autour de moi.


J’ai demandé la force.
Et Dieu m’a donné les difficultés pour me rendre fort.

J’ai demandé la sagesse.
Et Dieu m’a donné des problèmes à résoudre.

 J’ai demandé la prospérité.
Et Dieu m’a donné un cerveau et des muscles pour travailler. 

J’ai demandé de pouvoir voler.
Et Dieu m’a donné des obstacles à surmonter.

J’ai demandé l’amour.
Et Dieu m’a donné des gens à aider dans leurs problèmes.


J’ai demandé des faveurs.
Et Dieu m’a donné des potentialités.


Je n’ai rien reçu de ce que j’ai demandé.
Mais j’ai reçu tout ce dont j’avais besoin.


desirdetre.com

 

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