Y-a-t’il un destin ?

Y-a-t’il un destin ou ai-je le choix ?

A mon avis, cette question est inutile. Pourquoi ? Premièrement parce que la réponse dépend du niveau de foi que l’on a. Et pour avoir la foi, il faut pouvoir croire sans preuve. C’est déjà une belle difficulté pour se mettre tous d’accord. Secondo, on s’en moque, c’est une perte de temps de chercher à répondre.

La vraie question est de savoir si on va faire quelque chose de grand, tous ensemble. Est-ce qu’on va se haïr ou s’aimer ? Se faire confiance ou se tromper ? Améliorer les conditions de vie de tous ou que la nôtre ?

J’ai cette intuition qu’il y a quelque chose de plus grand que nous qui gère la globalité de la vie, qui a confiance en nous et qui est bienveillant. Cette volonté « céleste » se partage en milliard de micro-volontés humaines, il y aurait donc, pour moi, un destin à l’échelle de l’humanité,  mais qui serait couplée au bon-vouloir de chacun d’y adhérer.

Je crois que nous sommes tous reliés à une énergie commune et que chaque jour de notre vie, une étincelle nous est envoyée sous la forme d’un défi. Son but étant de nous rendre meilleur en vieillissant, pour sortir grandi de chaque épreuve, il serait nécessaire d’y mettre de la bonne volonté, de la motivation, de la détermination. Ce serait notre choix de participer ou pas à ce jeu. Et la volonté céleste n’y pourrait rien.

La question fondamentale est donc pour moi :  « Qu’est-ce que je fais de l’étincelle qui m’est donnée chaque jour ? » 

La seule manière d’être grand, c’est d’éviter d’être petit

Quand on conçoit un enfant, on lui donne un patrimoine génétique, physique, psychologique, ça, c’est le préétabli, le destin. Mais se rajoute à cela, la pensée, qui est tout aussi importante car l’humain a le pouvoir d’évoluer en bien ou en mal grâce à ses choix.

Je peux accepter d’adhérer à l’énergie infinie qui me traverse ou juste être un producteur-consommateur comme la société me l’impose. Certaines personnes marquent la réalité et d’autres non, la différence, c’est le profit de l’étincelle ou pas.

Le but est de devenir bon, pour cela,  il faut opérer de profonds changements à l’intérieur de nous.  « Est-ce que j’ai cette détermination à vouloir changer ? »  « Est-ce que je vais y mettre de la bonne volonté ? » Chaque jour, mon âme m’envoie une étincelle, elle me donne une clé et moi je peux être acteur ou spectateur.

La vraie satisfaction arrive  quand je suis au bout de ma vie, que je suis devenue meilleur, quand tout est à sa place, quand j’ai travaillé chaque facette du diamant qu’on m’a donné à la naissance. Là, je peux mourir paisiblement.

(Tiré d’une conférence de Rav Benchetrit)

 

Souviens toi que tu joues dans une pièce qu’a choisie le metteur en scène : Courte, s’il l’a voulue courte,  longue, s’il l’a voulue longue.

S’il te fait jouer le rôle d’un mendiant, joue-le de ton mieux ; et fais de même, que tu joues un boiteux, un homme d’ État ou un simple particulier.

Le choix du rôle est affaire d’un autre. Epictète

 

Marie Bertolotti

desirdetre.com

Leave a Reply

Votre avis est le bienvenu