Le poisson rouge et moi

Quand on vous dit que vous avez une mémoire de poisson rouge, ça n’est pas vraiment un compliment. MAIS ! Cette courte mémoire assurerait au poisson rouge de ne pas s’ennuyer dans son bocal, aussi minuscule soit-il, car à chaque tour d’aquarium, il redécouvrirait son habitat ! Intéressant non ?

Et bien je vais être claire, le poisson rouge est très chanceux car si on veut être heureux, cela ne peut se réaliser que dans le présent. En aucun cas dans le passé ou dans le futur.
La mémoire n’est donc pas fondamentale pour l’être humain.

De l’utilité d’oublier

Mes souvenirs, surtout les mauvais, on ne va pas se mentir,  diminuent mon niveau d’amour envers les autres. En effet, l’idéal serait de prendre chaque personne que je côtoie telle qu’elle est, là, aujourd’hui, en oubliant ce que je sais d’elle, ce qu’elle m’a fait de bien ou de mal dans le passé et ce que je projette avec elle dans le futur.
L’autre devrait toujours être une source d’émerveillement pour moi.
De plus, le regard neuf que je poserai chaque jour sur elle pourra la transformer. «J’ai tout oublié, on repart à zéro, toi et moi» Ca laisse une chance de mieux s’aimer non ?

Observez vos anciens et tirez en les conclusions pour vous. Il y a une grande différence entre la personne âgée qui vit dans ses souvenirs, son passé et celle qui est dans son présent. La seconde est plus « vivante » que l’autre non ?

Pourquoi mémorise-t’on ?

La mémoire sert à sécuriser, c’est une réponse à l’angoisse. L’autiste va répéter, apprendre par cœur pour se calmer. Si j’ai peur du futur, de la maladie, de la mort, je me réfugie dans le passé, ça me rassure. C’était mieux avant… Quand j’étais jeune… Mais c’est un signe de dépression, un manque de foi en la vie.

En occident, l’intelligent est celui qui a de la mémoire. C’est une erreur, la vérité du cœur seule compte. Plus on mémorise, plus on s’enferme et plus on devient psychorigide. On s’accroche à son savoir appris hier… Si je mémorise parfaitement une règle et qu’un paramètre change tout s’effondre, je ne sais pas m’adapter.

Selon mon âge

Dans la première partie de ma vie, j’ai besoin de la mémoire. Cela permettra les apprentissages qui développeront ma conscience.
Dans la 2ème, les souvenirs du passé me freineront, me feront rester dans ma zone de confort. Le temps deviendra un handicap, il alimentera mes peurs. Je souffrirai de vieillir.

Pourquoi ne pas basculer vers un autre paradigme  ?
Avant 40ans : je suis ce que je sais.
Après 40ans : je suis. Là, maintenant.
Ca changera mon rapport au temps qui passe.

Comment agir sur le temps ?

Déjà être présent dans chaque minute de ma vie. Bon, je vous l’accorde c’est compliqué. Mais on peut tout de même se recentrer régulièrement, chaque fois que l’on se rend compte que l’on est ailleurs, pas à ce que l’on fait, dans le passé ou dans le futur.

Travailler sur son corps ou avec son corps. Essayez donc de faire du karaté, de la danse ou un match de tennis tout en réfléchissant à la maladie que vous pourriez attraper demain… Impossible. Ou alors je vais sérieusement m’inquiéter pour vous !

Ralentir : Tout ce que je fais lentement en passant pas le corps m’oblige à de la présence. Broder, sculpter une allumette, faire du Qi Gong

Travailler la respiration ventrale, ressentir que je suis vivant. Là. Tout de suite.

Tiré de l’enseignement donné au Cercle Taoïste Lyon

Marie Bertolotti

desirdetre.com

 

 

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