Aimer la main ouverte
L'amour et le couple

Aimer la main ouverte

« Une personne compatissante, voyant un papillon lutter pour se libérer de son cocon, et voulant l’aider, écarta avec beaucoup de douceur les filaments pour dégager une ouverture. Le papillon libéré sortit du cocon et battit des ailes mais ne put s’envoler. Ce qu’ignorait cette personne compatissante, c’est que c’est seulement au travers …

Le prince et le garde-fou
Contes du monde

Le prince et le garde-fou

Le prince de Tsinn festoyait avec ses courtisans. Le repas avait été bien arrosé. Le souverain, quelque peu éméché, tenait des propos décousus et parfois bien extravagants auxquels ses favoris répondaient par d’onctueuses flatteries.

Soudain, le prince étira ses manches flottantes, poussa une exclamation de contentement et déclara:
-Il n’y a pas plus grand …

Comprendre avant tout
Psycho

Comprendre avant tout

Imaginez que vous ayez des problèmes de vue. Vous vous rendez chez l’ophtalmologue. Vous lui expliquez brièvement votre cas. Il ôte alors ses lunettes et vous dit : « Prenez celles-ci. J’en ai une paire de rechange à la maison. Elles m’ont rendu de très grands services. »

Vous chaussez ses lunettes et, bien entendu, vous …

L'art du tir à l'arc
Contes du monde

L’art du tir à l’arc

Ki Tchang voulait apprendre l’art du tir à l’arc, qui, dit-on, est un excellent chemin pour accéder au Tao.
Il alla trouver le maître Feï Weï, qui jouissait d’une réputation considérable.
Celui-ci lui dit:
– Quand tu seras capable de ne plus cligner de l’oeil, je t’enseignerai mon art.
 
Ki Tchang rentra chez lui, se faufila sous le métier …

Le pet d'éveil
Contes du monde

Le pet d’éveil

Abu Bakh (« Dieu veille sur lui ») cheminait un matin avec quelques disciples. Le sage allait devant, assis sur son baudet. Les autres étaient à pied.
Comme ils allaient ainsi sous le soleil content, l’âne lâcha un pet.

Bouleversement d’Abu Bakh. Il sursauta en gémissant comme un amant soudain éperdu de bonheur, il se déchira la …

Contes du monde / Pratiques Taoïstes

Conte taoïste : De l’usage de la tête ou des pieds

Un lettré qui n’avait pas fait carrière, quoique fort érudit, avait un besoin urgent d’une nouvelle paire d’escarpins. Ses chaussures d’apparat étaient fort usées et il venait d’apprendre qu’il serait bientôt présenté à l’empereur, insigne faveur qu’il attendait depuis si longtemps et qui lui vaudrait sans doute quelque promotion. Il espérait même avoir l’honneur d’un …