Questionnez vos pensées pour être heureux

Comment je me suis sauvée

Cela fait maintenant 25 ans que je remets en question ce que je pense dans le but d’être plus heureuse. J’ai commencé ce travail introspectif parce que la société me renvoyait l’image d’une personne inadaptée et je l’avais crue. J’ai donc un jour pris rendez-vous chez un psychanalyste et ma demande a été :
« Aidez-moi à devenir sociable » Je croyais vraiment ne pas savoir faire avec les autres humains !
Il a souri et m’a demandé dans quelles situations, j’avais eu un problème de sociabilité. Je lui ai donné 2 ou 3 exemples où j’avais eu un comportement « inadapté » et là, surprise, pour chacun, il me donne raison d’avoir lutté et de mettre mise en colère. Je n’y croyais pas.

C’est là que le travail de remise en question de mes pensées a commencé. Et il continue encore aujourd’hui.

Vos pensées prennent vraiment beaucoup de place dans votre vie, dès le lever et jusqu’au coucher.
Croyez-vous vos pensées ?
Dans la majorité des cas oui et c’est là que le bât blesse. Très souvent, vous vous faites du mal chaque fois que vous imaginez un futur négatif, ou quand vous retournez dans un passé douloureux ou tout simplement quand vous croyez « dur comme fer » à quelque chose.

Et s’il était possible de remettre en question vos pensées ?

Vous pouvez trouver la paix en arrêtant de croire vos pensées car grâce à elles, vous vous persuadez tout seul du malheur du monde, ou du vôtre et votre souffrance vient de là. Combien de fois vous êtes-vous dit que le monde, votre conjoint, votre enfant, la politique devraient être différents ? Vous avez cru vos pensées et je suis d’accord avec vous, cela devrait être différent mais cela ne l’est pas. Point. Ce qui est… est. Votre souffrance ou votre lutte n’y changeront rien. La réalité est telle quelle est, accepter cela vous rendra heureux.

Vous souffrez lorsque vous contestez ce qui est. C’est facile à gérer maintenant non ? Comme l’explique Katie Byron dans « Le travail* » Si vous voulez que la réalité soit différente de ce qu’elle est, vous pourriez tout aussi bien essayer d’apprendre à un chat à aboyer. Vous pourriez essayer et réessayer, et le chat finira par vous regarder en faisant « Miaou ». Vouloir que la réalité soit différente de ce qu’elle est futile.

Et pourtant, chaque jour, vous contestez la pluie, la guerre, la famine, les impôts, votre enfant qui ne travaille pas assez à l’école, votre mari qui ne vous aide pas assez, votre amie qui a toujours du retard… Vous contestez la réalité, c’est inutile, et vous fait perdre trop d’énergie.

Il en est de même avec le passé, vous ressassez ce qui est arrivé ? La question n’est pas de se dire que cela n’aurait pas dû arrivé, c’est arrivé ! Rien ne peut plus changer cela. Cela vous dérange bien évidemment, vous n’avez pas été d’accord, vous ne pardonnez pas, vous en avez le droit mais ne luttez plus, c’est arrivé, point. Lâchez-prise sur le problème car il n’y a plus rien à faire. C’est fait, c’est fait.

Vous auriez voulu une famille différente, vous pouvez pleurer jusqu’à votre mort de ne pas l’avoir eu mais cela va-t-il changer le problème ? Vous avez eu cette famille-là, c’est la réalité, en souffrir n’y changera rien. Vous n’approuvez pas mais vous pouvez arrêter de croire que cela n’aurait pas dû être, cela va arrêter votre souffrance. Ils n’auraient pas dû être autrement puisqu’ils ont été comme cela et vous n’y pouvez rien, absolument rien.
Acceptez et avancez, ne perdez plus d’énergie à leur demander de changer, de se conformer à ce que vous auriez voulu qu’ils soient, ils n’ont pas envie de changer eux, et sûrement pas pour vous spécialement. D’ailleurs, est-ce que vous changeriez pour quelqu’un vous ? Honnêtement ? Vous êtes responsable de votre bonheur, il ne doit pas dépendre du changement des personnes qui vous accompagnent.

Les personnes qui viennent de découvrir Le Travail* de Katie Byron lui disent souvent, « Mais je vais perdre tout pouvoir si j’arrête de contester la réalité, je vais devenir passif, je risque même de perdre toute envie d’agir. »
Elle leur répond par une question : « Pouvez-vous absolument savoir que c’est vrai ? » Qu’est-ce qui donne le plus de pouvoir ?
– « Je n’aurais pas dû perdre mon emploi » ou
– « J’ai perdu mon emploi ; quelles solutions intelligentes puis-je trouver maintenant ? ».

En lâchant, vous allez vous détendre, devenir plus libre et confiant.

A vous maintenant :

  • Que ressentez-vous lorsque vous contestez une réalité douloureuse ?
  • Est-ce que cela fonctionne ?
  • Est-ce que cela la change ?

Le but est d’aimer la réalité telle qu’elle est et ça, c’est passionnant et libérateur.

Marie Bertolotti
Extrait du livret d’introduction au « Travail » de Katie Byron

*Le Travail de Byron Katie est une démarche permettant d’identifier et de questionner les pensées qui sont à l’origine de toute la souffrance dans le monde. C’est un moyen pour trouver la paix avec vous-même et avec le monde. Toute personne ayant un esprit ouvert peut faire ce travail.

Katie a écrit  « Aimer ce qui est », « J’ai besoin que tu m’aimes »


 

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2 Responses to “Questionnez vos pensées pour être heureux”
  1. Bonjour Marie
    Cela fait un bon moment que je vous lie le dimanche matin et c ‘est toujours un enrichissement dans ma réflexion sur moi même , sur ce que je suis , sur mes pensées .
    Cet article me parle beaucoup !!! et va m’aider a réfléchir .
    Merci à vous
    Sylvie

  2. Très bel article et tellement vrai. Accepter ce qui est et arrêter de se battre contre tout et rien rend la vie plus légère.

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