Quels sont les enseignements du Bouddha ?

Bouddha était un prince, né en Inde il y a 2500 ans environ, profondément affecté par la souffrance de la vie, la vieillesse, la maladie, la mort… Il décida de quitter sa vie dorée et mena une vie d’ascète afin de trouver un remède à la souffrance humaine. A 35 ans, après 6 années de pratiques méditatives intenses, il comprit les causes de la souffrance, ainsi que le moyen de s’en affranchir.

Quelques principes de base du Bouddhisme

  • Méditer, c’est être présent, conscient des pensées, des émotions, de chaque action : parler, manger, écrire, marcher, travailler… C’est l’observation de soi-même, de ce qui se produit dans le corps et dans l’esprit, c’est être maître de soi. C’est développer l’attention à chaque instant. Cela permet d’être vigilant, de ne commettre aucune action nuisible, d’avoir une conduite pure, d’éradiquer les impuretés mentales, de comprendre les caractéristiques de l’existence : l’impermanence, la souffrance et le non-soi, d’atteindre l’éveil et de mettre fin au Samsara.
  • Le Samsara est le cycle des renaissances dans lequel sont pris les êtres qui n’ont pas encore atteint l’Éveil, ou la libération suprême. Appelé communément réincarnation en occident, ce cycle des existences conditionnées est sans commencement et se perpétue par l’accumulation du Karma, et s’achève pour chaque être lorsque le Nirvana est atteint.
  • La loi des causes et effets ou Karma : Toute pensée, parole ou action a des conséquences et donnera des fruits. Si nous causons du tort, il nous sera fait exactement la même chose. Si nous faisons du bien, on nous fera du bien. Pour ne pas récolter des fruits amers, nous devons éviter de semer des graines amères et devons être très vigilants. Nous sommes nous-mêmes responsables de notre souffrance et de notre bonheur car notre vie présente est le résultat de notre comportement passé, des actions que nous avons commises et notre vie future sera le résultat de notre vie présente, de la façon dont nous nous comportons actuellement.
  • Les cinq préceptes du Bouddha :
    1. S’abstenir de tuer et de nuire à toute créature, y compris les animaux, insectes…
    2. S’abstenir de voler et de prendre ce qui n’est pas donné. Respecter la propriété d’autrui.
    3. S’abstenir de comportements sexuels nuisibles et de tromperie.
    4. S’abstenir de critiques, mensonges, commérages, paroles futiles. Ne prononcer que des paroles vraies, utiles, bienveillantes et agréables à entendre.
    5. S’abstenir de consommer de l’alcool et des stupéfiants qui peuvent entraîner une perte de vigilance et causer du tort. La vigilance s’acquiert par la méditation.

Ayant atteint l’état d’Éveil lui-même, le Bouddha décida d’enseigner aux autres le chemin qui mène vers celui-ci et vers la cessation des renaissances. Il passa ensuite sa vie à prêcher sa doctrine pour que les êtres se libèrent de la souffrance et soient heureux.

Enseignement du Bouddha aux rois et hommes politiques

Bouddha désirait à présent retourner à la Forêt de Bambous pour la retraite de la saison des pluies, comme il l’avait promis au roi Bimbisara et aux bhikkus restés sur place. Le roi Suddhodana l’invita à partager un dernier repas avant son départ et à donner un enseignement sur le Dharma à la famille royale et aux membres du clan Sakya,

L’éveillé en profita pour parler de l’application de la Voie à la vie politique en déclarant qu’elle pouvait aider tout gouvernant à instaurer l’égalité sociale et la justice:

  • « Si vous pratiquez la Voie, vous augmenterez votre compréhension et votre compassion et vous servirez mieux votre peuple, Vous pouvez instaurer la paix sans avoir besoin d’user de la violence, du meurtre, de la torture, de l’emprisonnement et de la confiscation de la propriété, Cet idéal n’est pas utopique mais vraiment réalisable. »
  • « Si un politicien possède suffisamment de compréhension et d’amour, il voit la pauvreté et l’oppression, trouve les façons de réformer le gouvernement afin de réduire le fossé entre riches et pauvres et cesse d’utiliser la force contre autrui. »
  • « Mes amis, les responsables politiques doivent montrer l’exemple, ne vous complaisez pas dans le luxe car la richesse ne fait qu’élever une barrière encore plus grande entre le peuple et vous, menez une existence simple et saine, au service de tous, arrêtez de poursuivre des plaisirs inutiles. »
  • « Un dirigeant ne peut gagner le respect et la confiance de son peuple que s’il donne le bon exemple. Si vous aimez et respectez vos sujets, ils vous aimeront et vous respecteront. Un règne par la vertu surpasse un règne par la loi et l’ordre, dans le Voie du règne par la vertu, on utilise des méthodes qui favorisent le développement des vertus plutôt que l’usage des punitions. Selon la Voie de l’Éveil, le véritable bonheur ne peut être atteint que par le chemin de la vertu. »

A la demande de son oncle et de son père le roi, qui suppliaient le Bouddha de rester pour les aider à créer une nouvelle forme de gouvernement dans le royaume de Sakya, qui apporterait la paix et le bonheur à tous… et ferait prospérer le pays :

  • « Père, je ne suis plus le fils d’une seule famille, d’un clan ou même d’un pays. Ma famille est maintenant tous les êtres, ma maison est la Terre et le Ciel, et je suis un moine tributaire de la générosité d’autrui. J’ai choisi cette voie et non celle de la politique. Je croix que je peux servir mieux tous les êtres de cette façon. »

Le Bouddha entretint ensuite le roi et l’assemblée des 5 préceptes et de la manière de les appliquer dans la société et la vie de famille, les présentant comme les fondements d’une famille heureuse et d’une société paisible.  Il expliqua soigneusement chaque précepte avant de conclure :

  • « Si vous voulez que le peuple soit uni, vous devez d’abord gagner son soutien et sa confiance. Si les responsables politiques pratiquent les 5 préceptes, la foi et la confiance du peuple envers eux grandiront et le pays pourra mener de grands projets. La paix, le bonheur et l’égalité sociale régneront. »
  • « Créez une vie fondée sur la Pleine Conscience. Les dogmes du passé n’assurent ni la foi ni la confiance et n’amènent pas l’égalité entre les individus. Faites que la Voie de l’Éveil vous offrent un nouveau chemin et une nouvelle foi. »

Le Bouddha calma enfin les inquiétudes du roi et de ses invités en leur promettant de revenir souvent à Kapilavatthu. »

(Extrait de : « Sur les traces de Siddharta, Livre 2, Chapitre 37 »)

 

N’hésitez pas à taper le mot « Bouddha » dans la section recherche du blog desirdetre.com et régalez-vous…

J'accepte de recevoir des clés chaque WE. Je pourrais me désabonner à tout instant et avoir accès à mes données en bas de chaque newsletter. Mon adresse mail ne sera jamais cédée ou revendue. Si j'ai une question : contact@desirdetre.com

Votre avis est le bienvenu