Quand on ne peut ni fuir ni lutter

Expérience 1 :

Un rat est placé dans une cage, séparée en deux compartiments par un tunnel. Un signal sonore et un flash lumineux sont enclenchés et, après 4 secondes, un courant électrique est envoyé dans le plancher. Le rat apprend vite la relation entre les signaux et la décharge électrique qu’il reçoit.

Pour  éviter cette punition, il passe dans l’autre compartiment à chaque signal. A peine est-il arrivé que le plancher bascule légèrement, active les signaux et, 4 secondes plus tard, le choc électrique est à nouveau envoyé. Il doit cette fois parcourir le chemin inverse et le jeu de bascule recommence, ainsi que les signaux et le choc électrique. Il est soumis à ce traitement  pendant 10 minutes par jour pendant 8 jours.

A la fin de l’expérience on constate que le rat est en très bonne santé.

Expérience  2 :

Cette fois, 2 rats sont placés dans la même cage. Ils vont subir le choc électrique sans pouvoir s’enfuir. Rapidement ils se battent, se mordent et se griffent.
A la fin de l’expérience, les rats sont observés et l’on constate qu’ils sont en bonne santé mis  à part les morsures et les griffures.

Expérience  3 :

Un rat est placé seul dans une cage fermée. Il subit les chocs électriques sans pouvoir s’enfuir. Le protocole est identique aux précédentes expérimentations.

A l’issue de l’expérience, les examens biologiques révèlent :
– une chute de poids importante.
– une hypertension artérielle qui persiste plusieurs semaines.
– de nombreux ulcères à l’estomac.

Constatations :

L’animal qui peut réagir par la fuite (expérience 1), ou par la lutte (expérience 2) ne développe pas de troubles organiques. L’animal qui ne peut ni fuir ni lutter (expérience 3) se trouve en inhibition de son action et  présente des perturbations pathologiques.

Il en est de même pour l’être humain. Dès que l’être humain se trouve coincé dans une situation sans issue et qu’il ne peut  réagir par la fuite ou l’attaque, des perturbations pathologiques plus ou moins importantes  apparaissent.

LABORIT Henri     Chirurgien, philosophe, chercheur, optimiste et visionnaire

Marie Bertolotti

desirdetre.com

2 Responses to “Quand on ne peut ni fuir ni lutter”
  1. C’est abject, ce que vous racontez. Intéressez-vous alors aux expériences du Dr Mengele dans ce cas là…Laborit est un sale type. Expérimentez sur vous mêmes…Il n’existe aucune relation entre l’humain et les animaux. L’humain n’a jamais été un animal supérieur, il est…simplement…

  2. Bonjour Baghdadia,
    Votre réaction « violente » face à ce qui est abject pour vous dans ces expériences seulement relatées, fait ressentir le fait que vous soyez prisonnier de ces révélations. Bien sûr, qu’il y a et aura toujours des controverses sur tous sujets.
    Si vous lisez et comprenez l’histoire ci-dessus, de la bague du sultan, vous saisirez que le lâcher prise est de mise.
    Toute situation de la vie est celle qu’au fond de vous, votre vœu intérieur pour une avancée plus haute de votre Soi, consiste à rencontrer des situations (telles celles des animaux soumis à des expériences créées, celles ci, par l’homme) nous être humains envoyées par la « loi de la Vie » TAO, pour apprendre à vous connaître et prendre le chemin qui vous convient.
    La, ce sont des animaux aux mains et réflexions, analyses des êtres humains.
    Nous, êtres humains ne sommes nous pas nous même assujettis à des expériences envoyées par la loi de la Vie « TAO » ?.
    Alors, peu importe que ce soit M. Laborit ou M. Mengele qui eux-même sont assujettis à leurs propres expériences pour in fine comprendre qu’ils sont eux-mêmes le jeu du TAO.
    Qui sommes-nous ou quoique nous fassions, le résultat revient au TAO, comme un boomerang. Cela demande bien sûr de l’observation désintéressée. Mais, in fine, plus vous aurez ce regard critique comme si votre vie en dépendait plus vous demandez à être, comme ces rats en laboratoire de la vie, à vivre des expériences.
    Ni fuir, ni lutter… Sont les conséquences de nos propres actions. Ne crééons rien alors, ce qui arrive, arrive résultat de nos actes passés.
    SOURIONS, SOYONS certes critiques comme ces Dr en recherche en laboratoire, mais sur notre propre réactivité face à ce que nous envoie, en reflet de nos intentions secrètes, la loi de la Vie.

    Ogeun.

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