Pourquoi est-ce si difficile de vivre ensemble ?

Nous avons tous besoin de sécurité et plus notre environnement est hostile, plus notre peur et en conséquence notre égo se développe. Il s’agit là d’instinct de survie. Mais pour que la vie en société s’améliore, nous devons nourrir nos liens avec le reste du monde. Nous craignons l’autre, l’étranger, le différent sans nous rendre compte qu’il souffre et qu’il a peur aussi.
Le meilleur moyen de vivre ensemble et d’éviter des drames humains est de maintenir le dialogue et la non-violence entre nous TOUS.

Pour cela, il ne faut ni craindre ni en vouloir à celui qui n’a pas ma nationalité, ma religion, ma culture…

Comment ?

Je travaille mes peurs et ma colère. De nombreuses techniques existent pour s’apaiser intérieurement. Le travail sur soi n’a jamais tué personne. Au contraire, il peut même éviter de tuer.

Je m’écoute. Je reviens régulièrement à mes perceptions corporelles. « Comment je me sens dans mon corps, là, en ce moment ? » En agissant ainsi, je vis juste le présent, je profite juste du moment,  je ne suis plus dans le mental, ni dans le passé,  ni dans le futur. Je ne crains plus rien.

Je m’émerveille de la beauté de ce qui m’entoure. Donc j’éteins la TV, la radio, trop porteuses de mauvaises nouvelles. La nature est le meilleur objet d’enchantement et le plus facile aussi. Je vais donc y marcher régulièrement, car cela me fait du bien et me ré-ancre dans la sécurité de la terre.

Il n’y a pas de mal ni de bien dans le Tao. La peur et l’égo survolté ne sont pas un problème si on en fait un usage cohérent. A la base, ils nous sont nécessaires pour survivre. C’est tout.

Notre job aujourd’hui, c’est lâcher nos peurs, surtout celle de l’autre.
Et nos colères, surtout celles contre l’autre.

Selon la philosophie Soufi

L’une des premières règles du bonheur consiste à s’asseoir avec des amis ou des gens qu’on aime.
On s’assoit, on ne dit rien, on ne fait rien.
On se regarde ou on ne se regarde pas.

Toute l’extase vient du plaisir d’être entouré de gens avec lesquels on se sent bien.

Plus besoin de s’occuper ou d’occuper l’espace sonore.
On se contente d’apprécier cette muette coexistence.

Marie Bertolotti

desirdetre.com

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