Les mots justes

Les mots justes

Combien de fois avez-vous entendu

  • « Tu es nul »
  • « Je suis nul »
  • « Ils sont nuls »  ?

Nous devons être très vigilants par rapport à nos paroles, elles peuvent être des bénédictions ou des malédictions, nous avons le choix.

Pour Don Miguel Ruiz, l’auteur des accords toltèques, une parole impeccable est une parole qui ne nuit pas, parce que tôt ou tard, même si elle est dite en toute discrétion, elle atteindra sa cible et fera du mal.

Tout ce que je fais, dis ou pense ne doit avoir qu’un seul but : Le Bien.

Je peux ne pas comprendre l’acte d’une personne et ne pas la critiquer pour autant. Pour cela, je dois prendre du recul. Me rappeler que si j’étais à sa place, avec les données qu’elle a, je ne ferais pas mieux qu’elle. Ainsi, je peux, à mon tout petit niveau, améliorer la relation.

Maître Philippe de Lyon, demandait pour seul paiement de ses guérisons que leurs bénéficiaires ne disent pas de mal d’autrui durant une heure, un jour, une semaine, selon les cas. De même, Jésus affirmait que ce n’est pas ce qui entre dans la bouche d’un homme qui le souille mais ce qui en sort.

En étant attentif à ne jamais dire du mal de qui que ce soit, je crée un monde meilleur.

« Si ce que tu as à dire n’est pas plus beau que le silence, abstiens-toi ».
Proverbe Soufi.

Comment avoir une pensée et donc une parole juste ?

  • Cultiver la bienveillance
  • Cultiver les bonnes nouvelles
  • Cultiver la transformation
  • Cultiver l’espoir


Illustration contée :

Zeng Shen était un disciple de Confucius. Il était parti voyager dans le royaume de Feï.
Il arriva que dans ce pays, un homme, qui portait le même nom que lui, commit un meurtre.
Un voisin de la mère du disciple, qui revenait de voyage, entra chez la vieille femme et lui dit :
– J’ai appris que votre fils a été arrêté pour assassinat.
Madame Zeng, assise devant son métier à tisser, répondit sans arrêter son ouvrage, sans même détourner la tête:
– Impossible. Mon fils n’est pas capable d’une telle chose.
Un peu plus tard, une voisine pointa le bout de son nez par la fenêtre :
– Il paraît que ton fils a tué quelqu’un.
Cette fois, la vieille s’arrêta de tisser et ne dit rien.
Le soir, un inconnu demanda à un passant, devant la porte de la maison :
– Est-ce ici qu’habite Zeng Shen, le meurtrier ?
Le lendemain matin, la mère de Zeng Shen avait fait son sac, en partance pour le royaume de Feï.

Tu peux saisir à temps la main qui va te frapper.
Mais la langue qui t’accuse, comment l’arrêter ?


Marie Bertolotti

desirdetre.com
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