La valeur et la rareté

Le psychologue Stephen Worchel de l’université d’Hawaï a étudié la perception de la valeur d’un produit en fonction de la quantité proposée.
Il a proposé à un groupe de personnes de goûter des biscuits identiques dans un paquet plein et également dans un autre paquet presque vide.
La majorité des testeurs a largement préféré la saveur des biscuits du paquet presque vide.

Comment expliquer ce curieux phénomène ?

La saveur et la valeur que nous accordons à un objet dépend de sa rareté.
Les industriels l’ont bien compris en produisant des séries limités, des éditions originales ou collector pour susciter l’attrait des consommateurs et leur donner l’impression d’acquérir un objet d’une grande valeur.

Ce principe semble s’appliquer dans les rapports humains aussi.
En effet, plus une personne est difficile à conquérir plus elle donne l’impression d’être rare et plus elle est désirable.
Socrate lui-même enseignait l’art de séduire à la courtisane Théodote : « Pour qu’ils apprécient mieux tes faveurs, ne les leur accorde que quand ils en ont envie » On ne sert pas les mets les plus délicieux avant que l’appétit ne soit venu.
Ce grand penseur n’a t-il pas contribué à façonner des rapports humains plus complexes ?
« Non chéri, pas ce soir,  j’ai la migraine»

La saveur et la valeur que nous accordons à un objet  dépend de sa rareté…

Tiré en partie de « 59 secondes pour prendre les bonnes décisions » De Richard Wiseman

desirdetre.com

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