Comment vivre simplement

Simplement

L’action humaine est simple lorsqu’elle est délivrée de toute motivation, de tout désir.
Puisque vous ne désirez rien, tout ce que vous recevez est une bénédiction.
Puisque vous n’espérez rien, tout ce qui vous arrive a la fraicheur de l’inattendu.
Vous réagissez naturellement quelque soit la situation. Vos actes sont spontanés.

Il est cependant possible d’avoir aboli le désir en apparence, de paraître totalement spontané et naturel et de ne pas être en harmonie avec le moment présent.
Les actions purement instinctives, sans claire vision intérieure,  sans connexion directe avec le flux du présent conduisent à l’échec et au désastre.
De même, celles commises sous impulsion (émotionnelle, culturelle, éducative…) ne sont pas de bonnes réactions aux situations.
Elles ne sont pas justes. Souvent elles sont prévisibles, on les reconnait à cela.

Suivre la voie de la simplicité implique de pratiquer des techniques d’éveil qui mèneront au progrès spirituel, mais il y a deux dangers à forcer le jeu :
– Cultiver volontairement la simplicité. Juste pour se convaincre de l’éveil en cours.
– Impressionner l’entourage par sa spontanéité, sa justesse, son naturel dans les actions.
Les deux développe l’égo, malheureusement.

Celui qui suit la voie de la simplicité n’est pas aveugle à ces travers, il sait qu’il a encore à travailler la paix intérieure.

Je travaille la simplicité par le non-agir. Entre autres.

Marie Bertolotti


Illustration

Chaque jour j’apprends de mon vieux cheval Siegfried :

 » De toute façon, me dit-il en s’ébrouant, il n’y a rien à faire. Et c’est bien là le plus difficile : surtout ne pas succomber à la tentation de croire qu’il puisse y avoir quelque chose à faire. 
Car c’est cette agitation même, qui alimente le moulin de la guerre, chacun y apporte son grain d’anxiété, son blé de querelle et de dissension à moudre, alors qu’il ne faut surtout rien y ajouter.
Il faut être là, c’est tout. Etre là et respirer en toute conscience, voilà. Sentir la litière sous les sabots, sentir le sol sous les pieds et dire  » me voilà  » quand quelqu’un a besoin d’une partie de canasta, d’un regard qui lui dise  » Je t’ai vu !  » d’une main sur son genou.
Voilà, c’est tout. « 

Christiane Singer, Les sept nuits de la reine


desirdetre.com

One Response
Leave a Reply

Votre avis est le bienvenu