Comment en finir avec la dépendance affective

  • Vous ne pouvez pas prendre de décision tout(e) seul(e) ?
  • Vous ne prenez aucune initiative sans l’approbation de votre moitié ?
  • Votre partenaire vous est devenu indispensable en permanence ?
  • Vous angoissez même à l’idée qu’il puisse s’éloigner de vous ?

Comprendre l’origine de cette dépendance affective

 Le manque de confiance en soi

Le dépendant affectif pense (à tort) qu’il n’est pas suffisamment en mesure de plaire à l’autre, il est donc persuadé d’être en danger dans sa relation.
Il ne s’aime pas assez, il manque d’estime pour lui-même et a développé une pauvre image de lui.

  • Ce manque de confiance en soi peut s’expliquer par une enfance difficile (l’enfant peu valorisé ou peu câliné cherchera par exemple une relation enrichissante et fusionnelle à l’âge adulte).
  • Il peut aussi trouver son origine dans une relation amoureuse qui a échoué (trahison, infidélité, abandon, etc.).

L’irresponsabilité pour sa propre vie

Nous avons cru, étant jeunes, que les autres étaient responsables de notre malheur ou de notre bonheur. En conséquence, lorsqu’il n’y a personne pour répondre à nos besoins affectifs, nous devenons des personnes en manque d’affection et en attente envers les autres, situation hautement désagréable et inconfortable.

  • Croire que nos besoins devraient être satisfaits, par Dieu sait qui, est une erreur. L’univers n’a pas été créé pour nous contenter. Et s’il arrivait que noss besoins soient comblés, immédiatement je désirerais bien évidemment autre chose…
  • Chaque humain est responsable de son existence, de son développement affectif, social, spirituel et de sa santé.

Travailler son développement personnel

Prendre conscience

La conscience du manque

Lorsque vous devenez conscient d’une dépendance physique, tel un grand besoin de sucre, prenez le temps de remarquer ce qui manque affectivement dans votre vie lorsque cette envie de sucre est forte. Est-ce un manque de reconnaissance, de présence, d’attention, de vous sentir utile ou d’être dirigé par un autre ? Cela vous permettra de faire un lien entre la dépendance physique et la dépendance à tout autre chose.

L’acceptation de la dépendance

Si vous essayez de vous contrôler dans votre dépendance parce que vous ne l’acceptez pas, ceci signifie que vous ne vous donnez pas le droit d’être dépendant. Ne pas s’en donner le droit est le meilleur moyen pour continuer à être dépendant. Plus on veut changer quelque chose et moins ça change.

Pourquoi ? Parce que se donner le droit est une marque d’amour pour soi et cet amour a un pouvoir de guérison plus rapide que n’importe quel autre moyen. Vous reprendrez graduellement contact avec la personne merveilleuse que vous êtes et vous aurez de plus en plus d’estime pour vous-même en vous reconnaissant tel que vous êtes. Donnez-vous le temps d’y arriver.

Tous les humains sont dépendants à différents degrés. Nous sommes tous ici pour apprendre à nous aimer davantage. Donnez-vous donc le droit d’être humain avec vos manques temporaires.

Que peut-on faire pour diminuer sa dépendance ?

Apprendre à être sans fard et l’assumer

C’est déjà possible en travaillant la solitude. La clé est d’apprendre, avant tout, à vivre seul. Libre. Libre de porter son propre destin. Une fois que l’on a touché à sa solitude, l’on peut vivre en couple ou seul, peu importe. Si je suis sûre de pouvoir vivre sans l’autre, la force est en moi. Je ne crains pas la séparation d’avec l’autre. Je ne lutte pas. Je n’ai peur de rien. J’aime. Je travaille la solitude par la méditation, la marche seul dans la nature, l’arrêt de la radio ou la TV en fond sonore…

Nous devons travailler à « ÊTRE », tels que nous sommes vraiment au fond de nous, dans le présent. Fini la triche.
– Tu veux que je te materne ?
– Et bien non.
-Tu veux que je joue l’enfant ?
– Et bien non.
Je me connais et je ne suis ni l’un ni l’autre. Si je suis dans mon axe, je suis alors en conscience de ce que je SUIS réellement.

Choisir des activités épanouissantes

Ainsi j’augmente ma force intérieure

  • Je prends du temps pour moi et ce que j’aime faire
  • Je fais du Qi Gong, du Taï Chi, du Yoga, pour ressentir mon corps et sortir de mon mental
  • Je développe le sourire intérieur, l’humour
  • Je me mets aux pratiques artistiques (chant, danse, sculpture, peinture…)

Développer la confiance en soi

Notre niveau de confiance en nous, en la vie, en les autres est très variable, il n’est pas facile d’en avoir tout le temps. Dès que je perds confiance, je perds pied, cela ne doit pas durer trop longtemps car la dimension collective de la vie humaine est fondamentale et l’existence sociale est essentielle pour la santé mentale. Il va falloir donner sa confiance, c’est important.

La confiance s’appuie sur un lâcher prise, un abandon, un saut dans l’inconnu, avec du risque, sans contrôle de ma part. Elle est toujours trahie un jour ou l’autre et ce ne doit pas être grave, il faudra refaire confiance pour éviter les blocages émotionnels. Il faudra faire confiance en étant conscient que l’on peut me trahir.

La confiance est un niveau de foi, elle se travaille physiquement par la relaxation et la persévérance ainsi qu’en s’entrainant à faire des choses simples et évidentes qui facilite la réussite, surtout chez les plus jeunes. C’est parce que je répète de nombreuses fois une action que je finis par la réaliser parfaitement. C’est là que j’augmente ma confiance en moi. Si je change constamment d’activité, mon taux d’échec est plus élevé, je perds confiance.

Travail sur soi

  • Nous avons attiré cette personne uniquement pour nous voir un peu mieux. Il est indépendant ? Et vous ? Vous ne comprenez pas ? Il vous montre la route.
  • Prenez conscience de ce qui est répétitif dans votre vie, les sentiments, pensées, relations, situations que vous affrontez. Ainsi que la répétition des solutions que vous apportez pour résoudre ces problèmes. Ne soyez pas critique et ne portez pas de jugements surtout vis à vis de vous-même.
    Notez les faits. Pas plus. Et prenez la décision d’agir autrement de ce que vous auriez fait auparavant.
  • La voie de l’humilité exige la force d’abandonner notre besoin de contrôler notre monde et nous-mêmes, et de reconnaître que vraiment, nous ne sommes pas les plus puissants.
    Habituellement, nous attendons de la vie qu’elle continue éternellement, et que les autres soient toujours là pour nous. Il va falloir lâcher le pouvoir.

Vous êtes complet

Être complet, c’est être soi. Un. Unique dans cet Univers. Nous savons que nous sommes tous uniques. Nos cellules, notre ADN, nos empreintes digitales nous le disent.
Être complet, c’est ne plus se chercher dans un autre, dans un ailleurs. C’est une délivrance de cette quête impossible de se voir en l’autre ou d’être reconnu par l’autre.

Seul vous pouvez vous reconnaître dans votre entièreté. Après cette démarche, seulement, vous pourrez reconnaître cet autre qui vous attend quelque part.

Un être complet sait agir pour ce qui est bon pour lui et pour les autres sans avoir à poser la question et à dépendre de la réponse d’un autre. Cela ne veut pas dire qu’il est dans l’irrespect de l’autre. Il est juste dans le respect de lui-même. Il est fidèle à lui, à ses valeurs, et c’est pour cela que l’autre l’aime. Et vice-versa.

En s’aimant soi, on fait cadeau à l’autre d’une unité, d’une sérénité, d’une complétude qui empêche toute ambiguïté. Dire ce que l’on est, ce que l’on pense, ce que l’on veut être ou avoir, dans la bienveillance parce que l’on est serein avec soi, sans enjeux vis-à-vis de l’autre, permet au couple de s’épanouir dans une eau limpide.

Qu’est-ce qu’aimer ?

Laisser l’autre en liberté

Aimer, c’est laisser mon alter égo libre d’être ce qu’il est, même s’il est surprenant, s’il n’agit jamais comme je le souhaite. Le sentir » ingérable » me met dans la peur de le perdre. Si j’ai peur qu’il parte, c’est parce que moi-même, je sais que je peux partir, j’y ai forcément déjà pensé. Sinon l’idée ne m’aurait pas effleuré. Soyons honnêtes.

Nous avons tous tendance à vampiriser notre entourage, c’est le cas dès que nous agissons par intérêt ou que nous attendons quelque chose de l’autre. Ce n’est pas une attitude juste. Tout faire ensemble, être en fusion ne fonctionne pas à long terme.  Nous devons cultiver l’amour de la liberté de l’autre.

Préserver de bonnes relations de couple implique de resserrer régulièrement les liens. Prendre le temps pour l’autre, se taire, l’écouter, être présent, totalement…
Le niveau de confiance augmentera de part et d’autre.

Là aussi, testez cet exercice énergétique :

  • Face à face, yeux dans les yeux, ressentez les liens énergétiques entre l’autre et vous.
  • Qu’est-ce que vous sentez corporellement ? Êtes-vous à l’aise ? Et l’autre ?

Humour et émerveillement

  • Il s’agit de se rendre disponible à l’émerveillement, à voir la beauté partout et en tout, mais aussi de rire des choses du monde, de les dédramatiser.
  • La vie est un jeu, traversez-la en restant vous-même, en étant à la fois attentif et détaché, mais en jouissant de sa beauté.
  • Il faut travailler l’indépendance dans toutes nos relations, seule solution pour qu’elles restent saines. Ainsi nous pouvons y mettre de l’amour mais gratuitement, sans attente, ainsi, elles deviennent harmonieuses.

Pas d’attachement. Pas d’aversion. Louise Gervais.

Marie Bertolotti
Desirdetre.com

 

3 Responses to “Comment en finir avec la dépendance affective”
  1. Très bel article complet et non plombant, comme peuvent l’être certains sur la dépendance affective. Merci Marie !

  2. Très bel article complet. Vivre avec un dépendant affectif est très difficile et culpabilisant. Seul un travail sur soi avec une prise de conscience réelle est porteur. Comme toutes les addictions, en fait.

  3. Merci beaucoup Marie

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