En cas de combat : Se mettre à genoux

En cas de combat, le sage accepte l’humiliation

Comment ? En acceptant de perdre, en se mettant à genoux. Le conflit, quel qu’il soit, ne pourra pas perdurer s’il se soumet. Cela évitera l’escalade de la violence et la vengeance. Il est toujours très dangereux d’humilier un ennemi surtout s’il a beaucoup d’égo.

Mon intuition me dira aussi si je dois lâcher, ou pas, un combat. Quand l’autre ne peut pas changer, il vaut mieux perdre la face pour l’apaiser.  Par contre, si je sens qu’il est à la limite du changement, je combats, mais alors je suis à son service, mon but n’est pas de prouver que j’ai raison.

Chercher à avoir confiance en soi est une erreur, il vaut mieux chercher l’humilité,  c’est à dire apprendre à perdre. Chaque fois que je gagne, mon égo se développe. L’apprentissage vers la sagesse est dans la défaite. Jouer  l’humilié forge l’esprit.

Gagner un combat

Il faut intégrer que gagner un combat ne dépend pas que du physique, de l’entrainement, ça dépend aussi des lois de l’univers. Si j’ai une leçon à apprendre, rien n’y fera, je perdrai.

S’entretenir pour battre l’autre est vain, je trouverai  toujours plus fort que moi. Mieux vaut chercher à être Soi.  Qu’est-ce que je veux obtenir en améliorant mes capacités ? Si c’est pour être autonome, être bien, pas de soucis. Si c’est pour battre l’autre, c’est-à-dire valoriser mon égo, ça ne sert à rien.

Le vrai gagnant est celui qui n’entre pas dans l’arène, qui ne va pas au conflit, qui est  capable de sentir qu’il pourrait y aller et qui, pour autant, n’y va pas.
Ce n’est jamais acquis, cela demande beaucoup de vigilance, c’est ainsi que le sage développe sa spiritualité.

Je peux grandir dans la défaite.  Plus je progresse spirituellement plus je sais que je suis petit. Je dois me méfier de l’échelle sociale ou financière.

La vie est un jeu sans gagnant et sans perdant, juste des expériences avec des enseignements à tirer. Nous devons faire en sorte de continuer le jeu avec plaisir et décliner les provocations. Sourire est plus difficile que se battre. Le sage peut être lâche,  sans problèmes.

Principes martiaux si je dois me battre :

  1. Ne pas se trouver dans cette situation
  2. S’enfuir
  3. Si ce n’est pas possible, faire semblant d’avoir peur. Ne pas regarder l’autre dans les yeux.
  4. Si ce n’est pas possible, frapper très rapidement, de façon à ce que l’autre ne voit rien et ne puisse pas comprendre la technique.
    Plus je m’approche moins il voit.

« Même si la lame d’un couteau est aiguisée,
comment pourrait-elle vous blesser si vous ne la touchez pas. »

 

Tiré de l’enseignement donné au Cercle Taoïste Lyon

Marie Bertolotti

desirdetre.com





        
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